Extrait
de "La guérison ésotérique", Alice Bailey
Editions Lucis Trust
Commentées par Jean-Marc Mantel
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La maladie est le produit de trois influences, et elle leur est sujette. D'abord le passé d'un homme, selon lequel il paye le prix de ses anciennes erreurs. Deuxièmement son hérédité, selon laquelle il partage avec toute l'humanité des courants souillés d'énergie qui sont d'origine collective. Troisièmement, il participe au même titre que toutes les formes naturelles à ce que le Seigneur de la Vie impose à Son corps. On appelle ces influences « La Loi Ancienne du Partage du Mal ». Un jour, il faudra qu'elle cède la place à la « Loi Nouvelle de l'Ancien Bien Dominant », sous-jacente à tout ce que Dieu a créé. Cette loi nouvelle doit être mise en action par la volonté spirituelle de l'homme.
Que le guérisseur s'entraîne à connaître
le stade intérieur de pensée ou de désir de celui qui
recherche son aide.
Il pourra ainsi connaître la source d'où
provient le trouble.
Qu'il relie ensuite la cause à l'effet
et connaisse le point exact par où le soulagement doit intervenir.
Les maladies sont un effet de la centralisation essentielle de
l'énergie vitale chez l'homme.
Les conditions déterminantes
qui provoquent la mauvaise santé font leur chemin à partir
du plan où cette énergie est focalisée.
Ces conditions
s'extériorisent en conséquence sous la forme de maladies ou
d'immunités contre les maladies.
Les maladies, tant physiques que psychologiques, ont leurs racines
dans le bien, le beau, et le vrai.
Elles ne sont qu'un reflet déformé
des possibilités divines.
L'âme contrecarrée qui
recherche la pleine expression de quelque caractéristique divine
ou réalité spirituelle intérieure, provoque un point
de friction dans la substance de ses gaines.
Le regard de la personnalité
se focalise sur ce point, ce qui appelle maladie.
L'art du guérisseur
se préoccupe de relever les regards focalisés vers le bas
en les orientant vers l'âme, qui est le véritable Guérisseur
intérieur de la forme.
Alors l'oeil spirituel ou troisième
oeil dirige la force curative et le rétablissement s'ensuit.
Il faut que le guérisseur parvienne à la pureté
magnétique par sa pureté de vie.
Il faut qu'il puisse
émettre le rayonnement dissipateur qui apparaît chez tous les
hommes ayant relié leurs centres céphaliques.
Lorsque
ce champ magnétique est établi, la radiation est émise.
Il n'y a rien d'autre que l'énergie, car Dieu est vie.
De énergies se rencontrent chez l'homme, mais cinq autres sont présentes. Pour chacune on peut trouver un point central contact.
Le conflit de ces énergies avec des forces, et le conflit des forces entre elles-mêmes produit les maux corporels de l'homme.
Le conflit entre les premières et les secondes persiste durant des âges, jusqu'à ce que le sommet de montagne soit atteint - le premier grand sommet de montagne.
La lutte entre les forces produit toutes les maladie infirmités, et souffrances corporelles qui cherchent une délivrance dans la mort.
Les deux, les cinq, et donc les sept, plus ce qu'elles produisent, possèdent le secret. Telle est la Cinquième Loi de Guérison dans le monde des formes.
Que le guérisseur concentre l'énergie nécessaire
dans le centre approprié.
Que ce centre corresponde au centre
qui éprouve le besoin.
Que les deux se synchronisent et accroissent
ensemble la force.
Ainsi se trouvera équilibré le travail
de la forme expectante.
Ainsi, sous une juste gouverne, les deux et
l'un guériront.
Lorsque les énergies constructives de l'âme sont
actives dans le corps, on y voit régner la santé, des réactions
pures, et une activité juste.
Lorsque les constructeurs sont
les seigneurs lunaires et les travailleurs soumis au contrôle de la
lune et aux ordres du moi personnel, on voit apparaître la mauvaise
santé, la maladie, et la mort.
Lorsque la vie ou l'énergie se répandent sans obstacles et selon une juste gouverne vers leur précipité (la glande connexe), la forme obéit et la mauvaise santé disparaît.
On établira soigneusement le diagnostic de la maladie en se basant sur les symptômes extérieurs vérifiés, et on le simplifiera dans la mesure suivante : lorsque l'organe impliqué sera connu et circonscrit, on soumettra le centre du corps éthérique qui lui est le plus étroitement lié à des méthodes de guérison occultes, sans négliger pour autant les palliatifs et remèdes des méthodes médicales et chirurgicales usuelles.
La maladie et la mort résultent de l'activité de
deux forces.
L'une est la volonté de l'âme, disant à
son instrument : « Je retire l'essence. »
L'autre est le
pouvoir magnétique de la vie planétaire qui dit à la
vie interne de la structure atomique : « L'heure de la résorption
est arrivée. Reviens à moi. »
C'est ainsi que,
sous l'empire de la loi cyclique, toutes les formes agissent.
Il faut que le guérisseur cherche à relier son âme,
son cœur, son cerveau, et ses mains.
Cela lui permet de projeter sur
le patient la force vitale curative.
Telle est l'action magnétique,
qui peut soit guérir la maladie soit aggraver le mauvais état
du patient, selon le savoir du guérisseur.
Il faut que le guérisseur fasse coopérer son âme,
son cerveau, son coeur, et l'émanation de son aura.
Sa présence
peut alors nourrir la vie de l'âme du patient.
Telle est l'oeuvre
de la radiation.
Les mains ne sont pas nécessaires.
L'âme
déploie son pouvoir.
L'âme du patient répond par
la réaction de son aura à la radiation de l'aura du guérisseur,
débordante d'énergie animique.
La perfection attire l'imperfection à la surface.
Le bien élimine le mal de la forme humaine dans le temps et l'espace.
La méthode utilisée par le Parfait et celle qu'emploie
le Bien est l'innocuité.
Ce n'est pas une attitude négative,
mais un parfait équilibre, un point de vue intégral, et une
compréhension divine.
Le guérisseur ou le groupe guérisseur doivent tenir
la volonté en laisse.
Ce n'est pas la volonté qu'il faut employer, mais l'amour.
Prête l'oreille, ô Disciple, à l'appel que le Fils adresse à la Mère, puis obéis. La Parole retentit et annonce que la forme a rempli son rôle. Alors le principe mental s'organise et répète cette Parole. La forme expectante répond en s'effaçant. L'âme se tient libre.
Ô Ascendant, réponds à l'appel intérieur de la sphère des obligations, reconnais l'appel issu de l'Ashram ou de la Chambre du Conseil où le Seigneur de la Vie Lui-même attend. Le Son est émis. Il faut que l'âme et la forme renoncent conjointement au principe de la vie pour permettre à la Monade d'être libérée. L'âme répond, et la forme brise alors le lien. La vie est désormais libérée, douée de la qualité de connaissance consciente et du fruit de toute expérience. Tels sont les dons de l'âme et de la forme associées.