Le guérisseur ou le groupe guérisseur doivent tenir la volonté
en laisse.
Ce n'est pas la volonté qu'il faut employer, mais l'amour.
Extrait de "La
guérison ésotérique", Alice Bailey
Editions Lucis Trust
Cette sixième règle de guérison met l'accent sur le non-vouloir, propre au guérisseur spirituellement orienté.
La personnalité, avec son lot d'intentions, de croyances et de convictions, crée un obstacle au libre flux des énergies supérieures.
L'abandon du vouloir n'est pas un signe de passivité, mais le reflet d'une compréhension spirituelle mature. Le non-vouloir n'est pas une forme détournée de volonté personnelle, mais est le reflet de l'abdication de le personnalité et son absorption dans la lumière de la conscience. L'harmonie propre à la nature même de l'être peut alors se révéler, irradier et transformer. Il ne s'agit pas d'un processus volitionnel, mais de la mise en oeuvre des forces inhérentes à la nature et à la vie.
L'amour n'est pas l'expression d'une intention. Il se révèle dans l'absence d'un moi-même. L'absence est l'expression d'une passivité totale. Mais cette passivité concerne la mise au repos de la personnalité. Elle seule permet la pleine expression d'une présence impersonnelle active. Là est la signification du vide au centre du moyeu, décrit par le Tao Te King comme le lieu de la toute création. Le vide désigne le vide du moi, de la personne. Il ne concerne pas un vide absolu qui n'existe que sur le plan conceptuel. De même que seule une coupe vide peut recevoir le vin, un esprit vacant et un corps disponible sont les réceptacles nécessaires à l'actualisation de l'impersonnelle présence.
L'amour est libre du besoin d'aimer et du besoin d'être aimé. Il est expansion, ouverture et silence. Là est la source et le but de toute thérapie. Le canal nommé thérapeute est une offrande proposée à celui qui souffre, destinée à lui rappeler la nature de ce qu'il est.