La perfection attire l'imperfection
à la surface.
Le bien élimine le mal de la forme
humaine dans le temps et l'espace.
La méthode utilisée
par le Parfait et celle qu'emploie le Bien est l'innocuité.
Ce n'est pas une attitude négative, mais un parfait équilibre,
un point de vue intégral, et une compréhension divine.
Extrait de "La
guérison ésotérique", Alice Bailey
Editions Lucis Trust
La perfection attire l'imperfection
à la surface.
Le bien élimine le mal de la forme
humaine dans le temps et l'espace.
La méthode utilisée
par le Parfait et celle qu'emploie le Bien est l'innocuité.
La notion de perfection se réfère à l'harmonie, qui est connue puisque recherchée à chaque instant. La vision de l'imperfection, c'est à dire de ce que l'harmonie n'est pas, est par elle-même purification, permettant d'accorder les dissonances et de rendre fluide ce qui ne l'est pas. Le sens de la perfection ou sens du parfait ne peut pas être acquis, mais la conscience que nous en avons peut s'éveiller. C'est ce sens inné de ce qui est juste qui permet l'action appropriée et la pensée adaptée.
Ce qui est nommé mal est ce qui n'est pas habité par le bien. Si le bien est compris comme étant par essence la lumière du Soi, de la conscience, le mal désigne les zones d'obscurité qui n'ont pas encore été nourries et traversées par la lumière de la conscience.
La lumière ne voit pas l'obscurité. Pour elle, tout est lumière. De ce point de vue, la souffrance, la maladie et ce qui est nommé le mal, n'ont pas d'existence. Ils ne sont que le reflet d'une lumière qui cherche sa pleine expression.
L'homme, enfermé dans sa coquille et dans sa croyance de séparation, vit dans l'isolement, et ressent la lumière de la conscience comme un idéal éloigné. Lorsque la conscience individuelle commence à se fondre dans l'universel, les notions d'extérieur et d'intérieur disparaissent. L'éloigné devient proche. Le recherché devient ici présent.
La notion de but se réfère à une division entre un moi et un autre. Cette division part de la pensée Je qui est la source de la séparation. Lorsque le monde est vu sans l'intermédiaire de la pensée Je, il n'est pas distinct de ce que je suis. L'unité révélée signe la fin de la souffrance.
Le bien, le juste et le parfait ne sont nulle part ailleurs qu'ici.
La notion d'innocuité, qui signifie ne pas nuire, se réfère à l'acte habité par la sensibilité. Lorsque la sensibilité est en action, le geste, la pensée et la parole sont habités, nourris par le silence dont ils proviennent. L'acte devient spontané, créatif, sans poids psychologique, sans poids karmique. Il ne laisse ni regret, ni culpabilité. La mémoire ne l'entretient pas. Les fruits de l'acte n'appartiennent qu'à la vie.
L'art du guérisseur est de laisser la conscience sans forme agir à travers lui. Le guérisseur n'existe pas en tant qu'entité séparée. Il est canal et outil d'expression de la conscience. La transparence, le silence et la quiétude sont le signe d'une présence incarnée.
Ce qu'on appelle la personnalité devient un outil utilisé par la conscience pour exprimer ce qu'elle est, beauté et vérité. La personnalité n'a pas d'existence propre. Sans la conscience qui l'habite, elle n'est qu'une coquille vide. L'identification à la personnalité est le reflet d'une compréhension immature qui confond le contenant avec le contenu.
L'eau est eau, qu'elle soit au dedans ou au dehors de la bouteille. La conscience est conscience, qu'elle soit au dedans ou au dehors de la personnalité.
Le mirage de l'identification vient de la croyance que je suis ce que je vois. Lorsque le regard retourne sur lui-même, je suis devient celui qui voit. La vision est alors totale, immuable, non dépendante des objets qui apparaissent et disparaissent en elle.
Le regard du guérisseur est en fait le regard de la conscience qui se sait "être vision". C'est cette expérience d'unité qui est à la source de toute guérison. Le guéri, le guérisseur et la guérison sont un. Il n'y a rien à guérir et personne qui guérit.
Ce qui est n'appartient pas au devenir.
C'est dans le Je suis que réside le monde.
Le parfait équilibre est la caractéristique d'un esprit dégagé de toute forme d'identification et de projection, libre de la réaction émotionnelle.
Le point de vue intégral est celui de la conscience impersonnelle, qui voit la globalité des causes et effets. La conscience ni ne juge, ni ne choisit. Elle est simplement regard.
La compréhension divine est une compréhension qui n'est pas d'ordre mentale, mais est une compréhension directe, par impression. Elle est indissociable d'une vision claire, libre de l'objet de vision. C'est par la vision que la compréhension se fait, une compréhension issue de l'expérience et non du savoir.