La maladie et la mort résultent
de l'activité de deux forces.
L'une est la volonté de l'âme, disant à son
instrument : « Je retire l'essence. »
L'autre est le pouvoir magnétique de la vie planétaire
qui dit à la vie interne de la structure atomique : «
L'heure de la résorption est arrivée. Reviens à
moi. »
C'est ainsi que, sous l'empire de la loi cyclique, toutes les formes
agissent.
Extrait de
"La guérison ésotérique", Alice Bailey
Editions Lucis Trust
La septième loi de guérison concerne la relation d'énergies propre à l'incarnation.
Deux énergies principales sont ici en cause :
La rencontre de ces deux énergies constitue la forme animée, telle qu'elle se manifeste à sa naissance.
Lorsque ces deux vibrations deviennent trop différentes, une séparation est nécessaire, conduisant au retrait de la conscience et à la dissolution de la forme.
La formulation "Je retire l'essence" désigne l'acte de retrait. Cet acte est ici présenté comme résultant d'une volonté personnelle, propre à la conscience individuelle agissant tel une personnalité constituée.
La formulation "L'heure de la résorption est arrivée. Reviens à moi" désigne l'effet des forces magnétiques terrestres au sein desquelles sont résorbés les constituants atomiques de la forme.
Ces deux processus aboutissent à ce qu'on appelle dans le langage ordinaire la mort, qui désigne l'annulation des forces centripètes qui maintiennent la forme, et le dégagement de la conscience individuelle qui est ainsi libérée.
La mort de la forme est ici montrée non pas comme une fin, mais comme une redistribution d'énergie.
La conscience est ici montrée comme indépendante de la forme, pouvant fonctionner de manière autonome et être régie par ses propres lois.
Cette vision est éloignée de la vision courante qui voit dans la mort de la forme une fin complète, à la fois du corps et de l'esprit.
D'un point de vue métaphysique, la destruction de la forme apparaît comme une forme de guérison, permettant à la conscience de se dégager d'une structure trop étroite et limitative.
L'aspect affectif lié à l'attachement à la forme apparaît ainsi secondaire à la croyance que la vie est contenue dans la forme, alors que la vision métaphysique inverse la perspective, considérant que la forme est contenue dans la vie.
Cette seconde vision requiert, pour sa mise en pratique, une capacité d'abstraction de l'esprit, lui permettant de se dégager des apparences immédiates pour explorer ce qui gît en arrière-plan.
Cette "gymnastique" de l'esprit est proposée par de nombreuses traditions spirituelles, proposant chacune une formulation adaptée au public à qui elle est destinée. Les voies mentales du yoga, poussant l'esprit à dénier la réalité de ce qui est vu - "neti, neti" -, en sont un exemple. Les traditions chrétienne, juive et musulmane, notamment dans leur aspect ésotérique, proposent la même invitation à quitter l'objet de vision pour se retourner vers celui qui voit.
Car la liberté n'est pas dans ce qui est vu, mais dans la nature propre de ce qui voit.