Que le guérisseur
s'entraîne à connaître le stade intérieur
de pensée ou de désir de celui qui recherche son aide.
Il pourra ainsi connaître la source d'où provient
le trouble.
Qu'il relie ensuite la cause à l'effet et connaisse
le point exact par où le soulagement doit intervenir.
Extrait de "La guérison ésotérique", Alice Bailey, éditions Lucis Trust
Cette première règle de guérison concerne la nature de la vision.
Lorsque la vision est parfaitement relâchée, c'est-à-dire que l'objet de vision vient s'inscrire au sein du regard, le champ est ouvert et la perception globale.
Dans ce regard non préhensif, les pensées, sentiments et émotions sont reconnus, permettant une appréhension juste du point de perspective de l'interlocuteur.
L'homme ordinaire et le sage ne diffèrent que par le point d'où la vision se fait. Chez le premier, la vision est de nature personnelle, chargée d'interprétation et de conclusion, chez le second la vision est impersonnelle, libre de pensée et de concept.
Le regard étant implanté dans la conscience impersonnelle, le point de perspective de l'interlocuteur est immédiatement reconnu, qu'il soit personnel ou impersonnel. Contrôle et préhension caractérisent le regard personnel. Clarté et acceptation irradient du regard impersonnel.
Le trouble témoigne d'une relation personnelle à la situation, créant tension, refus et résistance. Telle est la cause de la maladie.
Le rôle du guérisseur est d'amener le regard à quitter la vision personnelle pour s'établir dans la vision sans choix, là où règne la liberté.
Le soulagement survient. Le corps, le souffle et l'esprit retrouvent leur rythme naturel. La peur laisse la place à l'amour. La guérison s'ensuit.