La maladie est le produit de trois influences, et elle leur est sujette. D'abord le passé d'un homme, selon lequel il paye le prix de ses anciennes erreurs. Deuxièmement son hérédité, selon laquelle il partage avec toute l'humanité des courants souillés d'énergie qui sont d'origine collective. Troisièmement, il participe au même titre que toutes les formes naturelles à ce que le Seigneur de la Vie impose à Son corps. On appelle ces influences « La Loi Ancienne du Partage du Mal ». Un jour, il faudra qu'elle cède la place à la « Loi Nouvelle de l'Ancien Bien Dominant », sous-jacente à tout ce que Dieu a créé. Cette loi nouvelle doit être mise en action par la volonté spirituelle de l'homme.
Extrait de "La Guérison ésotérique", Alice Bailey, éditions Lucis Trust
Cette seconde loi de guérison continue l'exploration de l'origine des maladies.
La première cause décrite ici est en rapport à la loi du karma. Les actions entraînent un certain nombre de conséquences qui ont un impact sur la vie de la forme. Les erreurs désignent ici les actes qui trouvent leur source dans les réactions propres au moi. Toute action destinée à la survie du moi, inspirée par la peur, la colère et le contrôle, entraînent un cercle de réactions. Ces réactions laissent une trace dans la mémoire subtile et dans la mémoire cellulaire. L'enfant qui naît est porteur d'un bagage qui modèle les lignes directrices de son développement. Il contient donc en potentiel les maladies qui vont s'exprimer au cours de la vie et celles qui vont aboutir à la mort de la forme.
La seconde cause concerne les influences du karma collectif propre à l'humanité dans son ensemble. Les actions "polluantes", c'est-à-dire les actions qui laissent des traces karmiques, additionnées à l'échelle de l'humanité, constituent une trame énergétique qui influence le comportement de l'individu. Les pensées collectives germent dans les esprits individuels qui se les approprient. Lorsqu'il s'agit de pensées basées sur la domination et le pouvoir, ces mêmes tendances vont se retrouver au niveau de la conduite individuelle et retentir profondément sur la vie physique et psychique. Les maladies sont des modes d'expression de ces tendances latentes. Tel est le mécanisme contenu dans la formulation de "La Loi Ancienne du Partage du Mal".
La "Loi Nouvelle de l'Ancien Bien Dominant" fait allusion à l'amour, qui tente de s'exprimer et de se révéler à travers les formes. C'est l'amour qui sous-tend la formation des familles et groupes. C'est aussi l'amour qui permet d'intégrer le groupe étroit dans un groupe plus vaste, jusqu'à l'absorption dans la conscience une. L'esprit établi au niveau de la conscience une connaît la division, mais connaît aussi l'unité sous-jacent à la multiplicité. Lorsque l'unité est habitée consciemment, l'amour est le moteur unique des actions, pensées et sentiments. La tendance séparative propre à la personnalité n'exerce plus sa loi. La conscience de l'un devient la note dominante de la manifestation.